Impôt / prélèvement à la source : polémique sur la vidéo du Fisc hébergée sur YouTube

Une polémique est née autour de la publication par les services de Bercy d’une vidéo de présentation du prélèvement à la source, en l’hébergeant sur YouTube. Ce site américain (appartenant à Google) fait craindre à certains contribuables que leurs données personnelles soient exploitées à leur insu, et dans tous les cas, sortent de la zone Euro. Les services de Bercy, surpris de cette réaction, envisage de trouver un nouvel hébergeur en zone euro afin d’apaiser ces craintes.

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La campagne de déclaration de ses revenus 2017, au titre des impôts 2018 a commencé. Les questions sont nombreuses, puisque la mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier 2019 va imposer le choix de son taux d’imposition en fin de déclaration. Afin d’expliquer ce qu’est cette mise en place du prélèvement à la source, les services de Bercy ont donc réalisé une vidéo, en guise de tutoriel. Le hic étant que Bercy a choisi de l’héberger sur YouTube, le site de Google. Sachant que ce site compile l’historique de navigation, en cas de consultation en mode connecté avec son compte Google, de nombreux contribuables s’inquiètent. Bercy souhaite rassurer, aucune de leur donnée fiscale ne part sur les serveurs hébergés aux USA...

Cette vidéo présente la réforme du prélèvement à la source et qui est visible depuis le site impots.gouv.fr a suscité un certain nombre de questions de la part des internautes.

Cette vidéo a été mise en ligne afin d’informer les contribuables sur une réforme importante qui va concerner presque 38 millions de foyers fiscaux et plus de 3 millions d’entreprises. C’est pourquoi l’administration a pris le parti de rendre le visionnage de la vidéo obligatoire la première fois, afin d’assurer la bonne information des particuliers qui s’apprêtent, dans le cadre de leur déclaration de revenus, à opter pour leur taux de prélèvement à la source. Il s’agit également d’expliquer que l’administration fiscale restera l’interlocuteur unique des contribuables et que ce ne sera pas aux entreprises d’assurer cette charge.

Choix de la plate-forme et confidentialité

De nombreux sites gouvernementaux utilisent des plate-formes externes de type Facebook, Youtube et Twitter, car ce sont des plate-formes populaires, largement utilisées par un grand nombre d’internautes, qui permettent de diffuser largement une information. Des inquiétudes concernant la confidentialité nous sont parvenues. Nous tenons à rappeler l’extrême vigilance de l’administration fiscale en la matière et rassurer chacun : il n’y a aucun risque de confidentialité sur les données fiscales des usagers dans l’utilisation qui est faite de ces plate-formes sociales.

Fini les What’sApp, Twitter, Facebook, Télégram et autres systèmes pour nos politiques ?

Ce qui est réellement plus surprenant est que nos politiques utilisent, plus que de raisons, des systèmes de communication imposant aux lecteurs souhaitant suivre leur publication de s’exposer à l’exploitation de leurs données personnelles. Selon les informations confirmées par le responsable des systèmes d’information de l’Etat, un nouveau système de communication, reposant sur des technologies open-source, seront mises en place cet été. Cela permettra notamment de fournir une solution alternative, officielle, et sécurisée pour toutes les communications des personnes politiques.

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