Assurance-vie : Les épargnants boudent leur placement préféré !

Assurance-vie : Une nouvelle fois les versements sur les contrats d’assurance-vie ont été en forte baisse au mois d’août, avec une collecte nette en assurance-vie (versements moins retraits) même quasi-nulle en août (+0,1 milliard d’euros). Les craintes d’un alourdissement fiscal et la crise de la dette ont eu raison du placement pourtant toujours n° 1 dans le portefeuille des épargnants.

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2Assurance-vie : Une collecte nette quasi-nulle en aoà»t !2

La collecte nette en [a[assurance-vie]a] (versements moins retraits) aété quasi-nulle en aoà»t (+0,1 milliard d’euros) en France et s’affiche en baisse de 50% depuis le début de l’année, confirmation de la passe difficile que traverse le [a[placement]a] préféré des Français.

La collecte nette avait été de 2,7 milliards d’euros en aoà»t 2010, selon des chiffres publiés jeudi par l’Association française de l’assurance.

Le total mensuel d’aoà»t n’a connu des niveaux si faibles qu’àtrois reprises depuis juillet 2001, date de début de la publication des chiffres de l’[a[assurance-vie]a].

En décembre 2010, la collecte nette était aumême niveau (+0,1 milliard). En octobre et décembre 2008, affectée par la crise financière, elle avait été négative.

A fin aoà»t, le total des sommes placées sur des contrats d’assurance-vie était de 1.373 milliards d’euros, en légère baisse par rapport àfin juillet (1.379).

2Assurance-vie : Deux craintes majeures !2

 Fiscalité de l’assurance-vie

Les épargnants savent bien qu’en pleine période de recherhe de sources de financement public, taxer un peu plus l’assurance-vie serait facile. Avec un pactole de plus de 1 600 milliards d’euros disponibles, une taxation quasi-indolore pour les épargnants serait déjàun grand coup de pouce pour le budget de l’Etat.
Mais pour l’instant, avec les élections prochaines, ce serait un suicide politique que de toucher aux bas de laine des Français.
Les incertitudes fiscales récurrentes sur l’assurance-vie en 2011 auront sans doute suffit àdonner un coup d’arrêt aux versements inconditonnels des épargnants sur ce type de support.

 Crise de la dette / Rendement des fonds en euros

Les craintes portent maintenant également sur les [a[fonds en euros]a], pourtant réputés sans risque. La crise de la dette a jeté un froid également sur les [a[fonds en euros]a]. Ces derniers sont très largement investis en obligations d’Etat, et voire, ne serait-ce que les obligations de la Grèce décotée de 55% de leur valeurs, serait un précédent dommageable àla valorisation de tous [a[fonds en euros]a].

Effectivement, le pire n’est pas la Grèce, les lignes obligataires des principaux [a[fonds en euros]a] n’en comportent que quelques pourcents. Par contre, le plus grand danger serait de créer un précédent. Par effet domino, les obligations des pays du Sud de l’Europe seraient alors àleur tour décotées, plongeant ainsi les fonds obligataires dans une situation inédite.

S’ajoute àcela la tendance baissière des rendements des fonds en euros, l’historique des taux moyens de rendement n’est pas flatteur. Seuls les meilleurs fonds en euros servent encore un rendement supérieur à4% nets de frais de gestion, bruts des prélèvements sociaux.

La prudence des épargnants semble donc justifiée, en attendant, ils se replient massivement sur l’épargne liquide, [a[livret A]a] en tête, mais tout aussi largement sur les livrets épargne fiscalisés, offrant des taux très attractifs en ce moment.

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