Fonds euros : l’ACPR revient à la charge, les rendements servis sont trop élevés !

A l’occasion d’une conférence organisée par la Fédération française de l’assurance (FFA), François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et président de l’ACPR, a ainsi demandé aux assureurs « de faire preuve de modération et de réalisme » dans la fixation des taux de rendement qu’ils serviront au titre de 2016.

- Assurance-vie : seulement une mauvaise passe ?

Alors que la plupart des épargnants avertis ont déjà anticipé la chute des rendements des fonds euros, certains pensent encore que les fonds euros les plus moribonds du marché ne vont pas totalement s’écrouler. Les fonds en euros des contrats d’assurance-vie les plus vendus du marché, ceux disponibles auprès des réseaux bancaires, vont pourtant tomber dans un gouffre sans fond. C’est logique. Tous les éléments se mettent en place...

- Fonds euros obligataires : une ingénierie financière d’un autre âge

Baser les fonds euros sur des portefeuilles obligataires, c’est de l’ingénierie financière d’antan. Porter les obligations souscrites jusqu’à leur terme, c’est certes amoindrir le risque portant sur le capital, sans avoir à payer une couverture financière, mais c’est également s’exposer à un réveil difficile si les taux s’envolent, ou s’écroulent, ou si les assurés demandent massivement leur argent au même moment. Or, en seulement 10 années, nous aurons passer toutes les phases possibles en revue. Il ne manque que le retrait massif des épargnants pour que la boucle soit bouclée. Le hic, c’est que ce dernier scénario pourrait bien précipiter les assureurs au tapis, faute de trésorerie.

- La prudence des autorités de contrôle en dit long...

Après la mesure préventive prise pour protéger les épargnants de la faillite en cascade des assureurs, l’ACPR rappelle donc une nouvelle fois les assureurs à abaisser les rendements servis. Bref, toutes les autorités semblent bien en confiance sur l’action des professionnels du secteur. C’est tout de même un signe majeur... De prudence, et donc de craintes que le pire arrive.

En matière financière, tout peut arriver. Je vous rappelle tout de même, que des taux négatifs, ce n’était pas vraiment prévu au programme. Certains systèmes bancaires ne sont toujours pas adaptés à ce fait... L’informatique n’avait pas prévu ce cas, qui semblait effectivement totalement irrationnel, nous en sommes là.