Crédit immobilier : les taux n’ont pas bougé en janvier, moyenne de 1.17%

Les taux des prêts immobiliers sont restés stables en janvier

Le taux moyen des nouveaux crédits s’était établi au même niveau en décembre après avoir augmenté "de 16 points de base entre mars et juin" avant de perdre 10 points au cours du second semestre, indique dans un communiqué l’observatoire Crédit Logement/CSA, qui associe les principales banques françaises à un institut d’études de marché. Ce taux n’est pour autant pas revenu à son niveau d’avant confinement, ajoute l’Observatoire.

Prêts du secteur concurrentiel TAUX FIXESTaux moyens (en %)Sur 15 ansSur 20 ansSur 25 ans

Décembre 2012

3,21%

3,13%

3,40%

3,70%

Décembre 2018

1,43%

1,21%

1,41%

1,63%

Décembre 2019

1,11%

0,88%

1,05%

1,31%

Décembre 2020

1,17%

0,97%

1,10%

1,35%

Janvier 2021

1,17%

0,95%

1,07%

1,33%

Les plus aisés bénéficient des meilleurs taux, rien de nouveau

En janvier, ce sont les plus hauts salaires qui ont bénéficié des taux les plus intéressants. Ainsi, pour les emprunteurs dont les revenus sont au moins égaux à 3 SMIC le taux moyen a reculé de 3 points de base entre décembre et janvier soit "1,13% pour les 3 à 5 SMIC et1% pour les 5 SMIC et plus", mais "il s’est accru de 3 points pour les moins de 3 SMIC pour un taux de 1,25%", a indiqué l’Observatoire.

Durée moyenne de 227 mois

La durée moyenne des prêts s’est établie en janvier à 227 mois, son niveau de l’automne 2019, après avoir atteint un niveau jamais observé de 235 mois en octobre. Cette durée moyenne s’était accrue dès le début de l’été "afin d’absorber les conséquences de la hausse des prix des logements" mais elle avait commencé à reculer à partir de décembre, une baisse qui s’est poursuivie en janvier, selon l’organisme.

Recul du nombre de crédits octroyés en 2020

Le nombre de prêts immobiliers a chuté en France en 2020 malgré des taux d’intérêt toujours très bas, l’activité étant plombée par les conséquences de la crise sanitaire au détriment notamment des plus pauvres. Le nombre total de nouveaux prêts a reculé de 18,1% l’an dernier. Fin 2020, "la mise en oeuvre du deuxième confinement a affecté les conditions de réalisation des projets immobiliers des ménages et provoqué l’abandon d’opérations envisagées", avait expliqué l’observatoire en décembre.