Chute logique de 15% de l’activité assurance-vie pour Axa

Axa a publié ses chiffres d’activités sur les 9 premiers mois de 2016. Globalement, le chiffre d’affaires de l’assureur français est ressorti quasiment stable sur neuf mois - +0,4% en données comparables - à 75,7 milliards d’euros, grâce à l’assurance dommages dont les revenus ont profité d’une hausse des tarifs tant chez les particuliers que dans la clientèle d’entreprises.

- Les épargnants ne se jettent plus sur les unités de compte comme cela !

Dans ses activités d’assurance-vie en unités de compte, plus sensibles à la volatilité des marchés financiers, l’assureur a vu le volume de ses affaires nouvelles se contracter de 15% entre janvier et septembre, une baisse principalement observée sur les marchés français, belge et italien. Malgré l’insistance des agents Axa pour faire souscrire les épargnants aux unités de compte, avec comme argument, de potentielles plus-values, les épargnants ne souscrivent plus les yeux fermés. Echaudés déjà à maintes reprises par ces argumentaires prônant la prise de risque pour de potentielles plus-values, les incertitudes actuelles sur l’évolution des marchés financiers ne leur donnent pas tort. Les élections américaines et françaises sont autant de facteurs de risques, que le brexit vient exacerber, comme si les conflits géo-politiques ne suffisaient pas.

- Entre fonds euros moribonds et loi sapin 2

En France, le mécanisme de suspension ou de blocage des rachats par les détenteurs de contrats d’assurance-vie tel que prévu dans le projet de loi Sapin 2 pèse de toute évidence sur les ventes. Mais ce n’est pas le seul point. La promesse de rendements des fonds en euros fortement orientés à la baisse chez Axa a un impact encore bien plus fort. Les épargnants orientent ainsi leur épargne vers des fonds en euros plus investis sur l’immobilier, ou vont, pour certains, même accepter de prendre des risques qu’ils jugent mesurés, en investissant sur des unités de compte en SCPI.