Banque en ligne : La Banque Postale se lance à son tour dans l’aventure

En attendant Orange Bank (Orange/Groupama) et Fidor (Banque Populaire/Caisse Epargne)... La Banque Postale lance également son projet de banque 100% en ligne

La Banque Postale était encore la dernière banque traditionnelle à ne pas détenir de banque 100% en ligne. Ce manque sera comblé à l’automne 2018. La Banque postale a annoncé ce jour, lors de la présentation de ses résultats, le lancement de sa propre banque 100% en ligne. Cette annonce intervient une semaine seulement après celle du groupe mutualiste BPCE, et seulement 3 semaines après la mise en application de la loi macron sur la mobilité bancaire. Une loi, qui pour le moment, n’a pas donné l’effet escompté.

"La banque ambitionne de lancer cette offre à l’automne 2018", précise l’établissement public dans la présentation de ses résultats 2016, où elle précise avoir enclenché la procédure d’agrément auprès des autorités de régulation. "Nativement centrée sur les usages mobiles des clients, cette banque sera ouverte à tous, simple, utile, proche, transparente et responsable", promet encore la Banque postale, alors la presse faisait état depuis quelques semaines de ce projet, déjà évoqué en 2016 par la direction.

Banque en ligne : des licenciements chez ING Direct

La part de marché de la banque en ligne est estimée actuellement à moins de 10% en France. "Tout le monde ne réussira pas" sur ce marché, a prédit la semaine dernière le patron de BPCE, François Pérol, en annonçant le lancement prochain de la banque en ligne Fidor.

Du côté du leader de la banque en ligne en France, c’est plutôt la crise. ING Direct va supprimer 70 postes et recentrer ses activités sur Paris afin de réduire ses coûts. Le sans frais bancaire sur les opérations courantes, ça sonne bien, mais cela ne paie les salaires des employés de l’entreprise. La politique suicidaire des taux bas de la BCE fait le reste, en éloignant les épargnants des placements rémunérateurs pour les banques.

D’autres banques en lignes souffrent déjà...

Certains dirigeants bancaires français expriment aussi en privé la crainte que le lancement d’Orange Bank, prévu d’ici l’été, n’entraîne une guerre de prix et un effondrement des marges similaire à celui qui a suivi l’entrée de l’opérateur Free sur le marché de la téléphonie mobile. Un paradoxe puisque les banques en ligne vantent à longueur de publicité qu’elles sont sans frais bancaires. Mais nous l’aurons bien compris, la vérité est ailleurs...