Guéant entendu dans l’enquête sur la nomination de Pérol à la BPCE

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Contacté par l’AFP, l’ancien ministre de l’Intérieur a confirmé cette audition comme témoin par le juge Roger Le Loire au pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris. M. Guéant s’est refusé àtout autre commentaire.

Lancée en 2010, l’enquête porte sur les conditions dans lesquelles François Pérol avait été nommé àla tête de BPCE en février 2009, après avoir passé deux années àl’Elysée comme secrétaire général adjoint, chargé des dossiers économiques. Claude Guéant était alors secrétaire général de la présidence de la République.

La nomination de M. Pérol avait été la cible de vives critiques, de la gauche et de syndicats de la banque, qui dénonçaient un conflit d’intérêts, car il avait pris part àl’Elysée aux négociations sur la fusion entre la Caisse d’Epargne et la Banque populaire.

La loiinterdit àtout fonctionnaire de travailler pour une entreprise qu’il a surveillée, avec laquelle il a conclu un contrat ou qu’il a conseillé sur ses opérations dans les trois ans précédant son passage du public au privé.

Une deuxième polémique était née car la Commission de déontologie de la fonction publique n’avait pas été saisie, contrairement àce qu’avait affirmé le président de l’époque Nicolas Sarkozy. Son président, Olivier Fouquet, avait donné un avis favorable àl’Elysée mais il s’agissait d’une "opinion personnelle", avait-il précisé.

François Pérol s’était défendu en affirmant qu’il n’avait eu qu’un rôle de conseil auprès de Nicolas Sarkozy, qui n’entrait pas dans le champ des interdictions prévues par la loi. En novembre 2012, il a été reconduit àla tête de BPCE jusqu’en 2016 par le conseil de surveillance du groupe.

L’association anti-corruption Anticor avait déposé une première plainte en mars 2009, suivie par les syndicats CGT et Sud des Caisses d’Epargne. Après avoir entendu M. Pérol, le parquet de Paris avait classé une première enquête sans suite, puis il s’était opposé àl’ouverture d’une information judiciaire, finalement ordonnée par la Cour de cassation en juin 2012, soit trois ans après les premières plaintes.

Ancien bras droit de Nicolas Sarkozy, M. Guéant est cité dans plusieurs affaires intéressant la justice.

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