Assurance-Vie : les rendements 2014 des fonds euros au plus haut depuis 5 ans, nets d’inflation !

Alors que la moyenne des rendements des [a[fonds euros]a] est encore en baisse en 2014 pour afficher 2.50% brut des [a[prélèvements sociaux]a] (source FFSA), soit 2.11% net perçu par l’épargnant, paradoxalement, son rendement réel net d’[a[inflation]a] n’a jamais été aussi élevé à2.01% depuis ces 5 dernières années. Facile, l’inflation est effectivement très basse (+0.1% en rythme annuelle).

Une consolation pour la chute des rendements ? Non, mais une invitation sans doute àrelativiser les choses.

2Le rendement net d’un placement épargne se calcule en retranchant l’inflation2

En finance, tout est lié. Une inflation élevée avec des taux bas, ou inversement, il faut remonter assez loin dans le passé pour trouver de telles périodes. Si tout le monde se focalise sur la baisse de rendements des fonds euros, il faudrait tout de même comparer ce qui est comparable. Le rendement réel d’un placement épargne se calcule net d’inflation.

L’inflation est actuellement au plus bas. Mais nos aînés se souviennent combien l’inflation reste l’ennemi des épargnants. Placer son épargne àun taux attractif de 5% alors que l’inflation est à7% c’est juste un [a[placement sans risque]a], mais qui génère pourtant une perte de capital.

2Fonds euros 2014 : un rendement réel net au plus haut depuis 4 ans !2

Est-ce pour autant un bon signe pour 2015 ? Non. Les rendements des fonds euros sont en baisse constante depuis des années, et cela n’est pas fini. Structurellement, les [a[fonds en euros]a] classiques ne pourront pas redresser la barre àun horizon de deux àtrois ans, si toutefois les taux remontent en 2015. Et l’on en prend pas le chemin...

Investis sur des lignes obligataires que les assureurs portent jusqu’àleurs échéances, chaque nouvelle année de souscription oblige de souscrire sur des nouvelles émissions obligataires, dont les taux se sont effondrés. La conséquence est directe, le rendement global du portefeuille du fonds chute. La seule issue serait de changer de supports d’investissements, pour aller chercher du rendement ailleurs. Certains jeunes fonds peuvent le faire, àl’instar de ces [a[fonds euros immobiliers]a] affichant de beaux rendements, les autres sont "collés" avec des portefeuilles trop importants, la garantie de capital ne s’improvisant pas en fonction des opportunités financières.

2Epargnants concernés par les fonds euros moribonds, que faire alors ?2

Les épargnants ayant placé sur des fonds euros classiques dont le rendement est inférieur àla moyenne doivent se résigner àchanger de supports. Chaque année, il faut effectuer des rachats partiels (dans la limite du plafond des plus-values) sur ces fonds moribonds afin de placer sur des fonds euros servant de meilleurs rendements, sur des contrats plus récents. Le plus souvent ils seront sans frais, et proposent de multiples options de gestion, tout comme des supports àrisques très porteurs, commes les [a[SCPI]a], les trackers ou encore des certificats sur les matières premières. Au final, de bien meilleures opportunités de placer également sur des unités de compte.

Pour la partie investie en capital garanti, les épargnants peuvent opter pour un placement en partie sur ces fonds euros immobiliers (jusqu’à10 à15% de leur capital), pour aller chercher du rendement sans changer d’exposition aux risques. Mais attention, en cas de chute du marché de l’[a[immobilier]a], il faudra aussi accepter de changer de support rapidement. En effet, si pour l’instant, l’immobilier sert un rendement appréciable, ce marché pourrait également chuter. Qui sait ?

Et l’[a[Eurocroissance]a] ? Le dernier né des fonds euros est investi en partie dans des entreprises. Le hic est que le rendement de ce type de fonds ne sera connu qu’àla fin de la durée du placement, qui est de 8 ans minimum. Durant la durée du placement, le capital n’est pas garanti. A priori, ce n’est pas donc une solution alternative au fonds euros.

Au final, l’épargnant en investissant qu’une partie de son capital total sur des unités de compte, réalise exactement le principe de l’eurocroissance. En plaçant 80% sur un fonds en euros, et 20% sur des unités de compte, il est également certain que son capital global sera préservé au bout des 8 années. Il aura potentiellement des plus-values liées àses placements àrisque. La grande majorité des unités de compte sont également investies dans l’économie réelle, et ne sont pas que des purs produits financiers. Où est donc l’intérêt ? Je cherche encore.

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