Assurance-vie : des rendements en nette baisse en 2014 ?

2Des nième craintes sur le durcissement de la fiscalité de l’assurance-vie pour rien2

Chaque année lors des débats sur le projet de loi de finances pour l’année prochaine, les médias sortent leur marronnier : le sujet récurrent, la fiscalité de l’assurance-vie. Si chaque année, les sempiternelles mêmes propositions sont effectuées, elles sont toujours rejetées de la même manière. Les dernières modifications concernant la fiscalité en cas de succession ont été réalisées, sans grand impact pour les épargnants. Les contrats vie-génération ont vu le jour entre temps.

2Rendements des fonds en euros : les pessimistes toujours plus nombreux au mois de novembre2

Comme chaque année, les pronostics vont bon train. Mais comme chaque année, le vent de pessimisme viendra se heurter aux faits : les rendements des fonds en euros de qualité ont terminé leur descente. Les meilleures fonds euros servent des rendements supérieurs ou proches des 4%, prélèvements sociaux restant àdéduire.

Les fonds en euros moribonds, les plus majoritaires, principalement ceux des contrats bancaires, eux seront toujours sur la tendance baissière. Pourquoi en serait-il autrement ? Trop ancien pour avoir bénéficier des conditions de marché favorables, trop gros pour être mobiles, ces fonds en euros sont voués àservir des rendements toujours en bas du marché. Libre aux épargnants de changer de fusil d’épaule, cela fait plusieurs années que cette situation perdure...

2L’ACPR s’en mêle et souhaite que les assureurs fassent des provisions !2

L’ACPR souhaite que banques et assurances mettrent de côté une partie de leur performance plutôt que de les redistribuer aux épargnants. Christian Noyer persiste et signe. Le président de l’ACPR, le gendarme de la banque et de l’assurance, a de nouveau demandé mardi aux assureurs de faire preuve de modération sur la rémunération de leurs contrats d’assurance-vie. Il souhaite les voir mettre de côté une partie de la performance cette année, au lieu de la distribuer aux épargnants immédiatement.

Objectif : renforcer la sécurité du secteur, dans un contexte de marché inédit. Car la collecte de l’assurance-vie explose (les Français y ont déjàversé cette année 17,4 milliards d’euros) alors que les assureurs doivent investir cette épargne sur les marchés àdes taux historiquement faibles : moins de 1,20 % pour un emprunt d’État français àdix ans. Pour l’instant, l’assurance-vie résiste - elle a encore rapporté 2,8 % en moyenne l’an dernier - grâce aux placements plus rentables réalisés dans le passé par les assureurs. Mais cet effet ne sera pas éternel.

2Sauver leurs rendements sur le long terme2

Si dans quelques années les rendements tombaient trop bas, les épargnants pourraient vouloir quitter massivement leurs contrats devenus décevants. Surtout si, àla faveur d’une remontée des taux d’intérêt sur les marchés, d’autres placements, comme le livret A, offraient subitement de meilleures opportunités. Ce risque, les assureurs n’en veulent àaucun prix. Nul doute donc qu’ils suivront les recommandations de Christian Noyer et feront des réserves pour sauver leurs rendements au cours des années de disette qui s’annoncent. « La rémunération de l’assurance-vie pourrait tomber à2,20 % en 2014. Et c’est une bonne chose », estime Cyrille Chartier-Kastler, du cabinet Facts & Figures.

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